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    La discrimination en BD

    La Commission a invité 14 bédéistes à illustrer les 14 motifs de discrimination interdits par la Charte des droits et libertés.

    Quatorze bédéistes québécois ont répondu à l’appel de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et ont créé une bande dessinée originale pour illustrer chacun des quatorze motifs de discrimination interdits par la Charte des droits et libertés de la personne. Leur talent et leur liberté d’expression contribuent ainsi à la promotion du droit à l’égalité au Québec.  

    • Les 14 motifs de discrimination interdits illustrés

    • Les 14 bédéistes

      Michel Rabagliati

      Dans sa jeunesse, le bédéiste Michel Rabagliati était parfois surnommé « la fille » et souvent intimidé par les autres garçons, parce qu’il préférait dessiner, gratter la guitare, lire et rêvasser, plutôt que jouer au hockey, au football ou au baseball. Aujourd’hui, cette sensibilité d’artiste le sert bien dans son travail d’écrivain. « Des adultes m’ont confirmé que c’était correct d’être comme j’étais », dit-il aujourd’hui.

       

      Michel Rabagliati raconte comment il a illustré le motif "âge"

      Obom

      « J’aime les filles » est le titre de l’un des albums de bédés les plus connus de Diane Obomsawin, allias Obom. Elle dit cependant ne jamais avoir été montrée du doigt pour son orientation sexuelle. C’est sur la base d’autres motifs qu’elle s’est parfois sentie jugée. Comme la fois où un homme d’affaires lui a fait savoir, par son attitude, que si, comme artiste, Obom est pauvre, c’est sans doute parce qu’elle n’a pas de talent…

       

      Obom raconte comment elle a illustré le motif "condition sociale"

      Boum

      La bédéiste Boum, auteure de la série Les boumeries, a illustré une réalité qu’elle a elle-même abondamment expérimentée alors qu’elle travaillait à la maison tout en s’occupant de ses jeunes enfants, distribuant son temps entre la famille et le boulot. « J’ai alors réalisé à quel point mon temps était précieux! », dit-elle, tout en dénonçant la discrimination faite aux femmes pour le motif grossesse.

       

      Boum raconte comment elle a illustré le motif "grossesse"

      Francis Desharnais

      Le bédéiste Francis Desharnais, dont le dernier album intitulé La petite Russie a connu un grand succès, a choisi d’illustrer le motif interdit des convictions politiques par un exemple de rejet touchant l’alimentation végane. Les convictions politiques sont des idées politiques auxquelles vous croyez fermement et auxquelles vous vous identifiez. Vous pouvez, par exemple, les exprimer en vous réclamant d’une idéologie politique, en militant pour un parti politique ou un groupe de revendication sociale ou encore en participant à des actions de pression sociale.

       

      Francis Desharnais raconte comment il a illustré le motif "convictions politiques"

      Catherine Bard

      La bédéiste Catherine Bard a illustré dans un bar « le double standard des entreprises par rapport aux hommes et aux femmes ». On exige aux femmes de s’habiller « sexy ». Et aux hommes? Et en termes économiques, est-ce que les femmes et les hommes ont droit au même traitement? Non. Du moins, pas dans le monde de l’illustration, tranche par expérience Mme Bard.

       

      Catherine Bard raconte comment elle a illustré le motif "sexe"

      Dimani Mathieu Cassendo

      Dans l’album de bédé La petite suceuse, l’illustratrice et auteure Dimani Mathieu Cassendo dresse un parallèle entre les vampires et « les minorités visibles et les minorités sexuelles, qui ont un pouvoir phénoménal », mais que l’on méprise parce que « l’on ne veut pas de leur présence sur le territoire ». Alors qu’elle travaillait au service à la clientèle, Dimani Mathieu Cassendo a souvent senti dans sa chair ce sentiment de rejet associé au racisme.

       

      Dimani Mathieu Cassendo raconte comment elle a illustré le motif "race"

      Philippe Girard

      La religion occupe une place dans l’œuvre graphique et littéraire de Philippe Girard. C’est peut-être pour cela qu’il a choisi d’illustrer ce motif, croqué dans le cadre d’une entreprise qui s’efforce de s’accommoder à une plus grande pluralité. « Les convictions religieuses de l’un ou l’autre ne doivent pas interférer avec la possibilité de s’accomplir au travail », conclut Philippe Girard.

       

      Philippe Girard raconte comment il a illustré le motif "religion"

      Michel Hellman

      Le bédéiste Michel Hellman est né au Québec d’une mère Française et d’un père Américain. Il a grandi au Québec et s’est éduqué à Montréal, dans le lycée dans lequel enseignait sa mère. Au Québec, on croit qu’il a l’accent français. Mais en France, « on voit bien que ce n’est pas Français ». Ce qui fait que Michel Hellman a « toujours eu l’impression que l’on ne me considérait pas un vrai Québécois à cause de mon accent ». « Ce n’est pas méchant », précise Michel Hellman. Mais cela peut mener à la discrimination.

       

      Michel Hellman raconte comment il a illustré le motif "langue"

      Siris

      Le bédéiste Siris a perdu sa mère en bas âge et a grandi en famille d’accueil. C’est de sa propre vie qu’il s’est inspiré pour produire cette bédé. L’état civil correspond à votre situation familiale. Il peut inclure le célibat, le mariage, l’union civile, l’adoption, le divorce, l’appartenance à une famille monoparentale et un lien de parenté ou d'alliance avec une autre personne.

       

      Siris raconte comment il a illustré le motif "état civil"

      Blonk

      Le bédéiste Jean-Claude Aumais, alias Blonk, se qualifie de « geek par nature ». Il aime la bédé, les comics books et les superhéros, ce qui lui a valu d’être insulté et même battu quand il était adolescent. « Mais c’est faible par rapport à la discrimination que vivent les immigrants, les transgenres et les homosexuels », conclut-il.

       

      Blonk raconte comment il a illustré le motif "Identité ou expression de genre"

      Ainhoa

      Ses multiples origines questionnent la bédéiste Ainhoa Aparicio Monforte. Elle ne sait plus si elle est Québécoise, Française ou Catalane. Ce qui la place en bonne position pour illustrer le motif de discrimination basée sur l’origine ethnique ou nationale.

      Sylvie Rancourt

      La bédéiste Sylvie Rancourt avait 15 ans quand son grand frère s’est suicidé en 1975, incapable de vivre une discrimination que l’on peut aujourd’hui relier à l’un ou l’autre des motifs de l’orientation sexuelle ou de l’identité ou de l’expression de genre. Il avait un grand besoin de parler, mais personne n’était vraiment en mesure de l’écouter et de le conseiller. « Je ne connaissais pas ces problèmes-là. Je ne savais pas comment l’aider. Je trouvais ça juste lourd et pénible », dit l’auteure de la série Mélody.

       

      Sylvie Rancourt raconte comment elle a illustré le motif "orientation sexuelle"

      Iris

      Iris Boudreau est une auteure et illustratrice d’origine outaouaise qui a publié une demi-douzaine d’albums, seule ou en collaboration. Elle a aussi contribué à plusieurs dessins animés.

      Thom

      Thomas Blais-Leblanc, allias Thom, est un jeune bédéiste montréalais qui a publié deux albums. Lesquels ne contiennent aucun dialogue, puisqu’il préfère faire parler les images.