LGBTQ+ : L’égalité réelle se fait toujours attendre
Les personnes LGBTQ+ continuent d’être désavantagées sur le marché du travail. C’est le premier constat qui se dégage des résultats préliminaires d’une étude de la Commission qui ont été présentés au Symposium international sur l’inclusion et l’exclusion des personnes LGBTQ2+, le 28 novembre dernier.

La discrimination persiste
L’étude qui doit être publiée en 2025 porte sur les plaintes reçues par la Commission pour discrimination en emploi sur la base de l’orientation sexuelle et l’identité ou l’expression de genre, et ce, sur une période de 30 ans.
Le portrait sommaire présenté par le chercheur Samuel Blouin tend à démontrer que plus on parle d’homophobie et de transphobie dans l’espace public, plus la Commission reçoit des plaintes de discrimination pour ces deux motifs. Il permet aussi de constater que les types de situations dénoncées ont peu évolué au fil des ans. On apprend également que la conséquence la plus fréquemment rapportée est la perte de son emploi et que trop d’employeurs ne prennent pas suffisamment au sérieux les situations dénoncées par les personnes plaignantes.
La Commission et les droits des personnes LGBTQ+
Le président de la Commission, Philippe-André Tessier, a prononcé une allocution en ouverture du Symposium, dont le thème était Bilan du passé, regard vers le futur. Il a fait état de 50 ans d’action de la Commission en faveur des droits des personnes LGBTQ+ et des avancées qui ont marqué cette époque. Évoquant une histoire intimement liée entre la Charte, la Commission et les luttes des communautés LGBTQ+ pour la reconnaissance de leurs droits, le président a retracé les événements marquants qui ont permis de faire progresser les droits des personnes LGBTQ+.
Plaidoyer pour l’approche québécoise
Philippe-André Tessier a salué l’approche québécoise qui a permis ces avancées depuis 50 ans. Il a estimé que l’approche fondée sur l’écoute des personnes concernées, la recherche et la concertation peut continuer à bien servir le Québec.
Citant le mémoire de la Commission au Comité de sages sur l’identité de genre, il a dit souhaiter fournir une direction pour la suite de la réflexion, soutenant que la Charte et l’approche des droits de l’enfant fournissent de précieux repères collectifs pour la guider.
SAVIE-LGBTQLa réalisation de l’étude sur les plaintes reçues par la Commission s’inscrit dans le cadre du projet de recherche partenariale Savoirs sur l’inclusion et l’exclusion des personnes LGBTQ (SAVIE-LGBTQ). Le projet vise à documenter les formes d’inclusion et d’exclusion des personnes LGBTQ+, et ce, dans plusieurs sphères de leur vie. La Commission est partenaire du projet depuis ses débuts en 2016. Elle est aussi membre du comité de direction de la Chaire de recherche sur la diversité sexuelle et la pluralité des genres qui a coorganisé le Symposium avec l’équipe du projet SAVIE-LGBTQ. |



