SACR 2026 : un moment pour se rassembler, dialoguer, réfléchir et agir ensemble
Je suis très heureuse d’être avec vous aujourd’hui dans le cadre de la Semaine d’actions contre le racisme et pour l’égalité des chances. Je vous remercie de cette occasion de prendre la parole sur un thème qui est au cœur de la mission et des actions de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.
Comme chaque année, cette Semaine est un moment important. Un moment pour se rassembler, pour dialoguer, mais surtout pour prendre le temps de réfléchir, et d’agir ensemble afin de bâtir la société dans la laquelle nous souhaitons vivre. Dans un contexte mondial où les principes des droits de la personne et de l’État de droit sont de plus en plus fragilisés, la thématique de cette 27e édition de la SACR : « Résister et s’unir : repenser ensemble la société de demain » est particulièrement à propos.
Ce thème nous invite à la mobilisation et à l’action pour préserver une valeur chère à mon cœur : le vivre ensemble. Car le vivre ensemble ce n’est jamais acquis. Il se construit chaque jour dans nos milieux de travail, dans nos écoles, dans nos quartiers, à travers nos institutions et nos pratiques sociales.
Cette édition de la semaine d’action contre le racisme coïncide également avec un jalon important : le 50e anniversaire de la Charte des droits et des libertés de la personne. En 1975, en adoptant la Charte (à l’unanimité par l’Assemblée nationale), le Québec posait un geste audacieux et porteur. Il affirmait que la dignité humaine, l’égalité, la liberté et la justice devaient constituer le cœur battant de notre société.
Cinquante ans, c’est l’âge de la maturité. Et cette maturité, la Charte l’a acquise en se transformant au fil du temps. Elle a évolué avec la société québécoise. Elle s’est enrichie de nos luttes, de nos débats, de nos espoirs fondés sur l’idéal social d’une société juste et égalitaire. Elle est devenue, au-delà d’un simple texte juridique, le reflet vivant de nos valeurs les plus fondamentales.
Il est essentiel de le rappeler aujourd’hui. Repenser la société de demain implique aussi de reconnaitre les luttes menées par les générations qui nous ont précédés, de penser aux personnes en situation de vulnérabilité qui, chaque jour, comptent sur ces protections, et à celles qui attendent encore justice.
À la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, on le constate à travers les plaintes que nous recevons : le racisme et la discrimination sont encore bien présents dans la réalité vécue par de nombreuses personnes. Réalité qui se manifeste dans plusieurs sphères de leurs vies quotidiennes et dans différents secteurs d’activité telles que l’emploi, le logement, l’éducation, le système de protection de la jeunesse, ou encore la sécurité publique, pour ne nommer que ceux-là.
Parler de racisme implique sans contredit de poser la question des rapports de pouvoir inégalitaires qui continuent de structurer nos sociétés. Cela nous force également à considérer les inégalités sociales et « raciales » ainsi que leur reproduction au fil du temps dans nos sociétés contemporaines.
C’est pourquoi la lutte contre le racisme est une responsabilité partagée qui nécessite des actions concrètes et durables tant sur le plan individuel que collectif.
Enfin, dans un contexte mondial particulièrement préoccupant, marqué par l’effritement de certains droits fondamentaux, la vigilance collective est plus que jamais nécessaire.
Résister et s’unir comme nous y invite cette 27e édition signifie refuser l’indifférence, défendre les principes du vivre ensemble avec conviction, protéger nos droits et libertés et, surtout, travailler ensemble pour une société toujours plus juste, toujours plus inclusive et plus égalitaire pour toutes et tous.
Bonne Semaine d’actions contre le racisme !
Je vous remercie.
Semaine d'actions contre le racisme et pour l'égalité des chances (SACR)Conférence participative de la Commission des droits |
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