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19 mars 2026Communiqués

Des œuvres engagées pour les droits : dévoilement des lauréates et lauréats du concours d’art soulignant les 50 ans de la Charte

Les mots Concours d'art avec le logo des 50 ans de la Charte des droits et libertés de la personne sur un fond de blocs colorés.
La Commission dévoile les quatre œuvres lauréates du concours d'art pour souligner les 50 ans de la Charte des droits et libertés de la personne.

À l’occasion du 50e anniversaire de la Charte des droits et libertés de la personne, la Commission des droits est fière de dévoiler les œuvres lauréates de son concours d’art destiné à la communauté étudiante en arts visuels et médiatiques de niveaux collégial et universitaire. Ce concours s’inscrit dans la volonté de la Commission de favoriser la réflexion, le dialogue et l’appropriation citoyenne des principes de la Charte auprès des jeunes générations.

Placée sous le thème 50 ans de la Charte québécoise : votre vision artistique des droits et libertés, cette initiative invitait les étudiantes et les étudiants à proposer une création originale exprimant leur regard sur les droits et libertés dans le Québec d’aujourd’hui. À travers leurs démarches, les artistes ont su illustrer la portée toujours actuelle de la Charte et son rôle dans l’évolution de la société québécoise.  

Lauréates et lauréats du concours 

Catégorie universitaire (ex aequo)

Détail de la peinture de Johanne Bilodeau.

Johanne BILODEAU. Bercés par le mouvement lent des eaux de la rivière, assemblés par le souffle de l’être ensemble, 2024 (détail).

Johanne Bilodeau, de l’Université Laval, dont l’œuvre Bercés par le mouvement lent des eaux de la rivière, assemblés par le souffle de l’être ensemble, explore, à travers une scène de pique-nique au bord de la rivière où s’entremêlent plantes indigènes et exotiques, la manière dont plusieurs droits garantis par la Charte - se réunir librement, se nourrir, et vivre dans un environnement sain - s’enracinent dans une vision inclusive du faire communauté. L’intégration de végétaux présents au Québec, où plantes indigènes et espèces exotiques envahissantes cohabitent, devient un motif symbolique de cette coexistence et de la diversité qui façonne notre société.

Détail de l'installation de Zach Ferguson.

Zach FERGUSON. Cornfields, 2025 (détail).

Zach Ferguson, de l’Université Laval, pour son œuvre Cornfields qui met en scène, de façon originale et cinématographique, un champ de maïs confiné dans une boîte afin d’illustrer la fragilité de nos droits. Par ce dispositif où la nature n’est accessible qu’à travers un unique judas, l’œuvre explore différents principes de la Charte et y ajoute une dimension politique, questionnant l’illusion, le contrôle et la vulnérabilité des libertés collectives.


Catégorie collégiale

Détail de l'oeuvre de Flavie Matte.

Flavie MATTE. Je me souviens, 2025 (détail).

Flavie Matte, du Collège Lionel Groulx, pour son œuvre Je me souviens, en référence à l’attentat polytechnique de Montréal. Inspirée du pop art, cette création ramène de façon originale à un événement inscrit dans notre mémoire collective et met en lumière l’importance des droits et libertés au Québec et pourquoi ses principes - égalité, dignité, sécurité - sont indispensables et doivent être activement défendus.


Mention spéciale 

Photo de la performance de David Lacoursière et Aryanne Tranchemontagne.

David LACOURSIÈRE et Aryanne TRANCHEMONTAGNE. Pas à pas vers nulle part, 2024 (extrait).

David Lacoursière et Aryanne Tranchemontagne, de l'Université du Québec à Trois-Rivières, pour leur œuvre Pas à pas vers nulle part. Sous forme de performance, à travers une marche dans un quartier résidentiel défavorisé de Trois-Rivières, cette œuvre au cœur du social propose une réflexion sur la responsabilité collective face aux inégalités structurelles qui touchent de manière disproportionnée les populations vulnérables. Le jury a tenu à souligner la documentation de l’action, la force évocatrice d’une réalité actuelle et l’engagement social de cette démarche.

Par ailleurs, le jury a tenu à souligner la qualité et l’originalité didactique et communicationnelle de la vidéo d’animation L’essentialisme de Maxime Beauviliers et Dimitri Turc de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

Un jury engagé pour l’art et les droits

Un jury indépendant composé de spécialistes des arts et des droits de la personne a sélectionné les œuvres lauréates. Il était formé par Annie Gauthier, directrice générale et conservatrice en chef – Musée d’art de Joliette, Lana Greben, responsable du soutien aux artistes – Regroupement des artistes en arts visuels du Québec (RAAV), Jean-Jacques Lachapelle, directeur général et Conservateur en chef – Musée d’art de Rouyn-Noranda, Christian Nadeau, ancien président de la Ligue des droits et libertés et Joëlle Tremblay, professeure – École d’art de l’Université Laval.

Citations

« Depuis 50 ans, la Charte québécoise des droits et libertés de la personne a contribué à transformer profondément notre société. Avec ce concours, nous avons voulu offrir aux jeunes artistes un espace pour s’approprier ces principes et les interpréter à leur manière. La qualité et la profondeur des œuvres reçues témoignent de leur engagement envers les droits et libertés de la personne », a déclaré la présidente de la Commission, Nadine Koussa.

 « Nous avons été impressionnés par la qualité des œuvres, la richesse des démarches artistiques et la vision très personnelle que les participantes et participants portent sur les droits et libertés. Le choix des œuvres lauréates a été particulièrement difficile, tant les propositions étaient fortes, sensibles et engagées. Nous félicitons chaleureusement l’ensemble des artistes et les encourageons à poursuivre leur démarche artistique », ont indiqué les membres du jury.

Découvrez les œuvres lauréates sur la page spéciale de notre site.